Fukushima: aujourd'hui
Dans une zone de 1 113 km², plus de 160 000 personnes ont dû quitter leur domicile. Les autorités japonaises ont décidé de miser sur la remédiation et d'assainir la région en profondeur en procédant à l'excavation des sols et à la décontamination des 11 communes concernées. L'objectif était de permettre aux résidents de retrouver ultérieurement leur environnement familier. Cela s'est fait progressivement à partir de 2015.
Fukushima en chiffres
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Après la catastrophe, 20 millions de mètres cubes de terre ont été excavés autour de la centrale nucléaire endommagée. Une telle quantité permettrait de recouvrir plus de 2 500 terrains de football avec une couche de terre d'un mètre de haut. La majeure partie de cette terre a été utilisée pour le stockage temporaire de déchets radioactifs. Une partie de la terre a été brûlée, la terre légèrement contaminée a été réutilisée dans des structures routières et hydrauliques dans le respect de conditions strictes. Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a également reçu des dizaines de sacs de terre légèrement radioactive pour aménager un jardin de fleurs, afin de démontrer que la terre pouvait être réutilisée en toute sécurité.
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À la suite de l'accident, une grande partie de la superficie de la préfecture de Fukushima a été déclarée zone d'évacuation dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale nucléaire. Onze villages se trouvaient à l'intérieur de ce périmètre. En 2015, le gouvernement japonais a levé l'ordre d'évacuation pour le village de Naraha. Il s’agissait du premier village où les habitants ont été autorisés à rentrer chez eux. Plus de 45 % des habitants l'ont fait à l‘époque et, aujourd'hui, 70 % d'entre eux sont revenus. Dans les années qui ont suivi, (des parties) d'autres villages ont été libéré(e)s. En 2022, le feu vert a également été donné pour la réouverture de certaines parties de Futaba, le principal lieu d'établissement de la centrale nucléaire. À ce jour, seuls 4 % des résidents sont rentrés chez eux. Actuellement, environ 24 000 riverains sont toujours évacués.
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L'assainissement à grande échelle a donné les résultats escomptés. Le débit de dose a diminué dans la plupart des zones touchées pour finalement descendre sous la limite de 20 mSv/an, seuil à partir duquel une zone peut être libérée. Au cours de ce processus, 80 % de la superficie des zones touchées a été libérée. La zone d'évacuation, qui couvrait 12 % de la superficie totale de la préfecture, a pu être réduite à 2,2 %.
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L'eau de mer utilisée pour refroidir les réacteurs nucléaires à l'époque a été hautement purifiée à l'aide d'un système avancé de traitement des liquides (advanced liquid processing system ou ALPS) et est maintenant stocké dans des réservoirs. Il faut désormais éliminer cette eau. Le ALPS système filtre pratiquement tous les éléments radioactifs de l'eau, à l'exception du tritium, afin qu'elle puisse être rejetée dans l'océan Pacifique. L'eau n'est pas rejetée en une seule fois. Les rejets seront étalés sur plusieurs années. Le but est de maintenir la concentration de tritium – l'élément radioactif difficile à extraire – en dessous de la limite de 1 500 Bq/L. Cette norme est sept fois inférieure à la ligne directrice de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de contamination de l'eau potable.
Assainissement de site
À Fukushima, la décision d'assainir les terres environnantes a été prise immédiatement. Il s'agissait d'un assainissement de site d'une ampleur sans précédent. Le SCK CEN applique les mêmes techniques et la même expertise. Nous caractérisons, calculons l'impact et formulons des options d'assainissement pour les terrains industriels contaminés.
Démantèlement des unités de Fukushima
Le démantèlement du site de Fukushima Daiichi devrait être achevé en 2051. Le démantèlement des centrales nucléaires est toujours un processus de longue haleine et ce délai n'est donc pas surprenant.
La centrale nucléaire se compose de six réacteurs, et la situation dans chaque réacteur est différente. Le démantèlement comprend plusieurs phases, la première étant l'arrêt à froid en 2011, juste après l'accident. Cette période a été suivie d'une période de deux ans, jusqu'en novembre 2013, après laquelle a commencé l'extraction du combustible. La troisième phase a démarré en septembre 2024 avec le début de l'extraction pilote des débris de combustible dans l'unité 2. Cette phase est toujours en cours. Des procédures spécifiques sont en cours d'élaboration à cet effet.
L'AIEA publie régulièrement des mises à jour sur l'état de Fukushima Daiichi.
En savoir plus sur...
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Fukushima: l'accident
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Leçons tirées de Fukushima
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SCK CEN sur place