Tchernobyl - 40 ans plus tard
Quarante ans après Tchernobyl, cette catastrophe n’est pas une fin en soi, mais une base de connaissances : des réseaux de surveillance internationaux comme la Plateforme européenne d’échange de données radiologiques (EURDEP), des évaluations de la santé par l’UNSCEAR)/l’OMS aux avancements dans la conception de réacteurs et à la dosimétrie. Dans cette chaîne, le SCK CEN se charge de l’ancrage des connaissances : nous mesurons, nous interprétons et nous améliorons.
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L’accident
Le 26 avril 1986, un test de nuit dans le réacteur 4 de Tchernobyl a donné lieu à la plus grave catastrophe nucléaire de l’histoire de l’énergie nucléaire civile. L’accident du réacteur RBMK, un type de réacteur caractéristique de l’ancienne Union soviétique, a entraîné une explosion et un incendie de plusieurs jours qui ont propagé des matières radioactives dans de grandes parties de l’Europe.
Comment cela a-t-il pu se produire ? Et quelles sont les conséquences à ce jour ?
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Comment nous mesurons et ce que nous savons
Le nuage radioactif qui est passé sur l’Europe, transportait des radionucléides qui sont encore mesurables aujourd’hui. Les quantités et l’impact précis de cette radioactivité étaient et sont mesurés et analysés par nos experts. Nous nous sommes rendus à plusieurs reprises dans la région autour du réacteur nucléaire explosé à des fins de campagnes sur le terrain.
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Planification d’urgence et notification
Dans un premier temps, l’ancienne Union soviétique a essayé d’étouffer la catastrophe. Ce n’est que des jours plus tard que des mesures de césium radioactif en Suède ont révélé l’accident. Cela a donné lieu à des adaptations radicales dans la réglementation nucléaire internationale. Il y a également eu des conséquences en Belgique : l’AFCN a été créée quelques années après la catastrophe. Le SCK CEN a fourni une contribution importante au déploiement et à l’élaboration de la planification d’urgence nucléaire dans notre pays.
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Les connaissances sur la conception de réacteurs
Le réacteur explosé à Tchernobyl était d’un type spécifique que nous n’avons pas en Belgique. Mais comment cette conception de réacteur diffère-t-elle de nos centrales nucléaires actuelles ? À quel point nos réacteurs sont-ils résistants aux influences de l’extérieur, comment sont-ils testés et comment veillons-nous à ce que les futurs réacteurs soient encore plus sûrs ?
Tchernobyl dans les médias
Entre-temps, nous savons à la minute près ce qui a précédé l’accident. Des films et des séries ont été réalisés sur le sujet, de divers niveaux de qualité et de justesse. Le documentaire « In de ban van Tsjernobyl », qui a été diffusé en 2020 sur Canvas à la suite de la très populaire série HBO « Chernobyl », est très précis et intéressant. Nous avions alors publié un article web pour commenter ce documentaire. Nous y énumérons les événements qui ont mené à la catastrophe, nous expliquons les conséquences pour la Belgique et le reste de l’Europe, et nous nous penchons sur les graves feux de forêt qui faisaient rage dans la région en 2020.