Les enseignements tirés de Fukushima
Fukushima a relevé le niveau de la sûreté nucléaire dans le monde entier. Cet accident nous a appris à tester les installations avec encore plus de rigueur, à être plus attentifs aux facteurs externes, à viser la sûreté passive et à oser impliquer les citoyens.
Stress tests des installations nucléaires
L'accident de Fukushima a souligné la nécessité de réévaluer en profondeur la sûreté des 143 centrales nucléaires européennes et de les soumettre à une analyse de risque approfondie. C'est ce qu'a annoncé le Conseil européen des 24 et 25 mars 2011. Dans les années qui ont suivi, des « stress tests » ont été effectués.
Un stress test doit mettre en évidence dans quelle mesure une centrale nucléaire peut résister à des événements extrêmes et/ou à des combinaisons d'événements. Un stress test étudie les conséquences potentielles des influences externes.
Influences externes
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par exemple des tremblements de terre, inondations, froid extrême, chaleur extrême, neige, glace, tempêtes, tornades, fortes pluies et autres conditions naturelles extrêmes.
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par exemple le terrorisme, les cyberattaques, les accidents d'avion et les explosions.
De plus amples informations sur les stress tests sont disponibles sur le site web de l'AFCN.
Stress tests des plans d'urgence
Fukushima a placé nos plans d'urgence dans une perspective plus large. Cet incident a clairement montré que les plans d'urgence ne concernent pas seulement ce qui peut se produire sur le site, mais aussi la manière de continuer à fonctionner quand des facteurs externes perturbent l'accessibilité ou l'exploitation d'un site. Il faut envisager des itinéraires d'approche alternatifs, des salles de réunion d'urgence mobiles et des systèmes de mesure redondants. L’accident nous a aidés à nous préparer à des situations que nous n'aurions pas crues possibles auparavant.
L'importance de la science citoyenne
Fukushima nous a démontré l'importance de la science citoyenne. Par exemple, le programme Safecast a montré comment les citoyens peuvent collecter et partager des données sur les rayonnements à grande échelle. En quinze ans, ce programme est devenu un réseau mondial qui rassemble plus de 120 millions de mesures de données ouvertes. Il est devenu un des projets de science citoyenne les plus réussis de tous les temps. Depuis plusieurs années, l'outil est également utilisé pour surveiller la qualité de l'air.
Saviez-vous que nous avons collaboré à une thèse de doctorat sur la science citoyenne ? Cela a donné lieu à la création d'un kit pédagogique sur la radioactivité et l'impact d'un accident nucléaire sur la vie quotidienne.
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Miser sur des systèmes de sûreté passive
Un troisième enseignement tiré de Fukushima est celui de l'importance des systèmes de sûreté passifs. Ces systèmes assurent le refroidissement, même en cas de panne de l'alimentation de secours et lorsque les pompes ne font plus circuler activement l'eau de refroidissement. En règle générale, cette approche mène aux petits réacteurs modulaires (Small Modular Reactors - SMR). Ces petits réacteurs modulaires s'appuient sur le principe de la sûreté passive, comme la « convection naturelle », pour refroidir le cœur en cas de perte d'énergie externe et/ou d'accident.
Le SCK CEN développe un SMR refroidi au plomb. Le plomb présente l'avantage supplémentaire que le réacteur ne fonctionne pas sous pression et qu'il ne peut donc pas y avoir d'incidents dus à une perte de pression.
En savoir plus sur ...
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Fukushima: l'accident
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SCK CEN sur place