Les partenaires du consortium du SMR refroidi au plomb réunis lors de l'événement parallèle de la Conférence générale de l'AIEA
Cette semaine aura lieu la 68e « Conférence générale » de l'AIEA au centre de conférence de Vienne. Outre un stand belge où le SMR-LFR (SMR refroidi au plomb, rapide) était l'un des sujets phares, la Belgique a organisé le 17 septembre un événement parallèle pour les décideurs politiques présents. L'événement souligne une nouvelle fois l'intérêt d'un partenariat européen qui rassemble une expertise de recherche et des connaissances industrielles. Les quatre partenaires qui veulent former un consortium ensemble, à savoir Ansaldo Nucleare, ENEA, Raten et le SCK CEN étaient présents et ont pris la parole durant l'événement. Ils ont pour ambition de signer un accord contraignant d'ici la fin de l'année.
Un consortium modifié, mais une détermination inchangée
Le projet SMR-LFR a récemment pris une orientation européenne, avec Westinghouse qui a fait un pas de côté pour se concentrer sur ses projets refroidis à l'eau. La composition probable du consortium est donc modifiée, mais la vision commune autour du déploiement commercial de petits réacteurs modulaires à partir d'une technologie de réacteur rapide refroidi au plomb demeure inchangée. La prochaine étape du projet reste un accord contraignant et les pourparlers à ce sujet se poursuivent.
Ansaldo Nucleare reprendra le rôle de « Lead ingenieur » en tant que partenaire industriel. Ansaldo possède déjà de nombreuses connaissances dans le domaine de l'ingénierie de réacteurs, tant pour les réacteurs à eau que pour les conceptions innovantes et les technologies avancées. La force du consortium reste ainsi inchangée : une combinaison de savoir-faire industriel d'Ansaldo Nucleare et l'expertise dans le domaine des métaux liquides de l’ENEA italienne, de l'institut de recherche roumain RATEN et du centre de recherche nucléaire belge SCK CEN.
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European Industrial Alliance on Small Modular Reactors
SL'European Industrial Alliance on Small Modular Reactors est une initiative de la Commission européenne pour soutenir et faciliter l'implémentation de SMR, y compris de SMR avancés (ou AMR) au sein de l'Europe. Toutes les activités de l'Alliance sont tournées vers l'accélération du déploiement de projets SMR spécifiques sur le marché européen. L'Alliance crée pour cela une plateforme de collaboration et travaille avec des groupes de travail spécifiques pour améliorer les conditions de développement, de démonstration et de déploiement des SMR.
Concrètement, l'Alliance espère que les premiers projets seront opérationnels dans la première moitié des années 2030, peut-être même avant, afin que les SMR puissent contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en Europe. Les technologies de SMR les plus prometteuses, sûres et rentables bénéficient d'un soutien de l'Alliance.
Le SCK CEN rejoint l'European Industrial Alliance on SMR pour promouvoir le projet commun basé sur la technologie SMR-LFR. Le projet est dans la course pour faire partie des projets sélectionnés. Le SCK CEN a cependant déjà été nommé président du groupe de travail qui se penche sur la technologie ainsi que la R&D&I de tous les projets SMR et siège également au Conseil d'administration de l'Alliance.
68eConférence générale de l'AIEA
Cette semaine aura lieu la 68e Conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) au centre de conférence de Vienne. Des représentants des 178 pays membres de l'AIEA se réuniront au siège à Vienne. Cette année, le pavillon belge est placé sous le signe des métaux lourds. En plus de MYRRHA, le sujet phare sera le SMR refroidi au plomb.
Side event: En route pour le premier SMR-LFR belge
L'Ambassadrice Caroline Vermeulen et Peter Baeten ont ouvert l'événement et accueilli les personnes présentes. Roberto Adinolfi, président du partenaire industriel Ansaldo Nucleare, a ensuite invité tout le monde dans le cadre de la coopération globale pour le développement et le déploiement de la technologie SMR-LFR en Europe. Il a esquissé la feuille de route pour le déploiement commercial des SMR refroidis au plomb qui fixe les principaux jalons et étapes de l'implémentation industrielle des SMR-LFR en Europe. Il a également insisté sur le rôle des SMR refroidis au plomb dans la transition énergétique en Europe. De plus, il a expliqué comment l'énergie nucléaire se repositionne comme un composant indispensable d'un approvisionnement énergétique durable. Par ailleurs, il a abordé l'approche européenne commune pour le développement de ces SMR avancés.
Marc Schyns (SCK CEN, Belgique), Catalin Duku (Raten, Roumanie) et Mariano Tarantino (Enea, Italie), ont ensuite chacun à leur tour pris la parole et fait le point sur l'avancée et les développements des programmes SMR-LFR de Belgique, de Roumanie et d'Italie.
Pour conclure, une table ronde interactive a eu lieu entre les régulateurs nucléaires de la Belgique et de la Roumanie, ainsi qu'avec un représentant de l'AIEA, sur les perspectives concernant la phase de "pré-autorisation" des SMR-LFR aux niveaux national et international.