Le réacteur de recherche BR1 fête ses 70 ans
Le 11 mai 1956, le Belgian Reactor 1 ou BR1 a été mis en service en tant que premier réacteur nucléaire de Belgique. Aujourd’hui, septante ans plus tard, il fête son anniversaire. Au fil des ans, le BR1 est devenu une valeur sûre. Ce qui a commencé comme un travail de pionnier dans le domaine de la physique des réacteurs et des neutrons est devenu une infrastructure de recherche polyvalente que nous utilisons aujourd’hui, entre autres, pour l’irradiation de composants électroniques, l’étalonnage d’instruments de mesure nucléaires et la formation d’opérateurs de réacteurs.
À l’occasion de son 70e anniversaire, nous énumérons sept faits remarquables concernant le BR1.
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Construction rapide et modèle dans la bande dessinée Tintin
Le BR1 a été construit en 18 mois seulement. Une rapidité exceptionnelle, donc.
Et pourtant Hergé a été encore plus rapide : une version dessinée du BR1 apparaît dans sa bande dessinée Tintin « Objectif Lune » en 1953, avant même que le réacteur ne soit effectivement achevé.
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Une voie ferrée avec un petit train
Dans le bâtiment BR1, il y a une voie ferrée avec un petit train. Sur cette voie, un petit train transporte en toute sécurité les barres de combustible usé entre le réacteur et l’entrepôt, et vice-versa.
Ces barres sont placées dans un conteneur spécial doté d’un blindage en plomb de 23 cm d’épaisseur.
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Deuxième plus ancien réacteur de recherche au monde
Le 11 mai 1956, le BR1 a atteint la criticité pour la première fois. C’est le moment où la réaction de fission nucléaire se déroule de manière indépendante et équilibrée.
Septante ans plus tard, le réacteur est toujours opérationnel. Il mérite ainsi le titre de « deuxième plus ancien réacteur de recherche en activité au monde ».
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Modéré au graphite et refroidi par l’air
Le BR1 utilise du graphite comme modérateur et est refroidi par l’air. Une combinaison rare que l’on ne retrouve pratiquement nulle part ailleurs dans le monde.
Il est basé sur le tout premier réacteur nucléaire au monde, le Chicago Pile-1 (CP-1). Celui-ci contenait également du graphite et de l’uranium naturel.
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Du travail de pionnier et des radioisotopes médicaux aux applications contemporaines
Les premières années, les chercheurs ont utilisé le BR1 principalement pour du travail de pionnier en physique des réacteurs et des neutrons, et pour produire des radioisotopes médicaux. Cette tâche de production a ensuite été transférée au réacteur BR2, qui compte aujourd’hui parmi les meilleurs au monde en matière de production de radioisotopes.
Le BR1 a évolué en fonction des nouveaux besoins de la recherche. Aujourd’hui, les chercheurs utilisent le réacteur pour l’irradiation de composants électroniques, l’étalonnage d’instruments de mesure nucléaires, l’analyse d’activation neutronique et la formation des opérateurs de réacteurs de demain.
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Barres de combustible d’origine
En raison de sa faible puissance, le réacteur ne consomme pratiquement pas de combustible. Les barres de combustible originales de 1956 sont encore utilisées aujourd’hui et sont loin d’être remplacées.
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Pas moins de 14 500 blocs de graphite
Le cœur de BR1 est constitué de 14 500 blocs de graphite. Empilés avec précision, à la main, dans une structure de près de sept mètres de haut.