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EU-SMR-LFR : pré-autorisation internationale et nouvelle image de marque

Un événement parallèle qui a attiré plus de 120 participants ét l'annonce d'une coopération internationale sur la pré-autorisation en présence du Directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi, et du Ministre belge de l’Énergie Mathieu Bihet. Lors de la journée d'ouverture de la 69e Conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui s'est tenue hier à Vienne, le petit réacteur modulaire (SMR) avancé refroidi au plomb, qui doit être développé et commercialisé par le consortium EU-SMR-LFR, a attiré beaucoup d'attention.

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Une première du genre : un processus international de pré-autorisation

Lors d'une cérémonie de signature, les régulateurs nucléaires belge, italien et roumain, conjointement avec le consortium EU-SMR-LFR, ont lancé un processus international de pré-autorisation pour leur réacteur refroidi au plomb. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) soutient ce projet en tant que projet pilote dans le cadre de son Initiative d'harmonisation et de normalisation nucléaires (NHSI).

👉 C’est une étape importante pour la commercialisation d'ici à 2039, mais il s’agit aussi d’une première : jamais auparavant des régulateurs nationaux n'avaient collaboré aussi tôt dans le processus de développement d'un SMR avancé. En trouvant un accord dès le départ sur les exigences et les attentes en matière de sûreté, nous franchissons une étape cruciale vers l'harmonisation des réglementations.

Pourquoi est-ce important ?

Les SMR sont conçus pour un déploiement international et une production en série. Toutefois, tant que chaque pays aura ses propres règles et procédures, les concepteurs devront à chaque fois passer par l'ensemble du processus d'autorisation. Cela ralentit le déploiement et compromet les économies d'échelle des SMR. L'harmonisation permet une commercialisation plus rapide, plus efficace et plus sûre. C'est précisément ce que nous souhaitons accomplir avec notre Consortium EU-SMR-LFR.

« Nous sommes techniquement et scientifiquement sur la bonne voie. Grâce à nos deux principales installations d'essai, LEANDREA et ALFRED, nous travaillerons progressivement à la commercialisation en 2039 et au déploiement à grande échelle. Cette étape de pré-autorisation est donc cruciale pour la commercialisation, deux mois seulement après la création du consortium EU-SMR-LFR », déclare ce dernier.

Qu'est-ce que la pré-autorisation ?

La pré-autorisation est un processus exploratoire structuré qui permet aux régulateurs nucléaires et aux développeurs de technologies de dialoguer à un stade précoce, avant même le dépôt d’une demande d'autorisation officielle.
Le but n’est pas d'obtenir une approbation, mais de parvenir une compréhension mutuelle des exigences de sûreté, des défis techniques et des cadres réglementaires.
 

Pour les technologies avancées, comme les SMR refroidis au plomb, la procédure de pré-autorisation permet d'identifier rapidement les goulets d'étranglement potentiels et de rendre le processus d'autorisation ultérieur plus efficace et mieux étayé. L'approche est généralement descendante : on part des principes généraux de sûreté pour parvenir progressivement à des discussions techniques plus détaillées.

Au cours de la phase suivante, l'octroi des autorisations devient un processus officiel. Chaque autorité nationale de régulation évalue alors si la conception du réacteur répond à toutes les exigences légales et techniques en matière de sûreté, de sécurité, de radioprotection et d'impact sur l'environnement.

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