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Le SCK CEN portera lui aussi un ruban jaune à l'occasion de la « Journée contre le cancer »

L'année dernière, pas moins de 370 000 personnes ont porté le ruban jaune en signe de soutien aux patients atteints d'un cancer et à leurs proches. Aujourd’hui, à l’occasion de la 27e édition de la Journée contre le cancer en Flandre, nous renouvelons cette initiative. Nos collègues aussi. Matthias D'Huyvetter explique pourquoi il en porte un. « Cela nous permet de leur dire clairement : je vous vois, je vous entends, je vous comprends. »

SCK CEN - Dag tegen Kanker (2026)

Vous participez à la Journée contre le cancer ? 

🎗️ Portez un ruban jaune
📱 Partagez le ruban sur les réseaux sociaux avec le hashtag #DagTegenKanker
📻 Écoutez Radio 2 (les 15 et 16 octobre 2026)
✂️ Laissez libre cours à votre créativité : fabriquez un ruban jaune, collez-les sur vos fenêtres…

Pourquoi accordes-tu tant d'importance à ce message ?

Matthias : « Le diagnostic d'un cancer est souvent un véritable coup de massue. Bien entendu, les patients peuvent compter sur le soutien de leur famille, de leurs amis et du secteur des soins de santé. Et pourtant, le traitement peut parfois donner l'impression d'être isolé ou seul. Des initiatives comme la Journée contre le cancer brisent ce sentiment en mettant en avant la solidarité. Cela rappelle visuellement aux patients qu'ils ne sont pas seuls. Dans le même temps, nous prenons conscience que le défi que représente la guérison du cancer est d'actualité et le restera. »

Quel est l'impact de la sensibilisation de la société sur un sujet tel que le cancer ?

Matthias : « Afficher son soutien est un des aspects. Par ailleurs, cela permet de mieux cibler la recherche et les ressources qui y sont allouées. C'est important, car cela a permis au secteur médical de réaliser d'énormes progrès dans divers domaines au cours des dernières années. »

Quel est l'objectif à atteindre ?

Matthias : « Notre objectif reste de guérir le cancer. Il y a du pain sur la planche. Parallèlement, nous constatons aujourd’hui que certains types de cancer se traitent de mieux en mieux. J'espère que cette évolution se poursuivra afin que le cancer devienne au moins une maladie chronique, permettant aux patients de mener une vie de qualité. »

Porter le ruban. Partagez-le. Participez. Cela ne change pas le diagnostic, mais cela change la façon dont on perçoit le cancer. Cela permet aux gens de savoir qu'on ne les oublie pas. Qu'une société les soutient. Que leur combat est aussi notre préoccupation.
Matthias D'Huyvetter

Dans quelle mesure es-tu impliqué dans la recherche ?

Matthias : « Je travaille depuis près de vingt ans dans la recherche sur le cancer, plus particulièrement sur la thérapie par radioligands. Durant cette période, j'ai eu le privilège de suivre le processus de développement de A à Z. Je travaillais au laboratoire de la VUB lorsque nous avons découvert des molécules porteuses très prometteuses. Au début, je ne voyais pratiquement que des éprouvettes et des boîtes de Petri, mais nos molécules radiomarquées gagnaient de plus en plus en maturité. C'est alors que nous avons reçu l'autorisation de lancer les essais cliniques. »

C'est à ce moment-là que ton travail a pris tout son sens ?

Matthias : « Absolument ! Dès qu'une méthode de traitement est testée sur des patients, le travail prend une autre dimension. C'est là que l'impact de la recherche devient soudain très concret. »

L'essentiel, selon toi, ce sont les patients ?

Matthias : « Oui, à cent pour cent. C'est pour cela qu'il faut… Porter le ruban. Partagez-le. Participez. Cela ne change pas le diagnostic, mais cela change la façon dont on perçoit le cancer. Cela permet aux gens de savoir qu'on ne les oublie pas. Qu'une société les soutient. Que leur combat est aussi notre préoccupation. »

Thérapie par radioligands : une définition

Dans la thérapie par radioligands, une molécule porteuse délivre un isotope radioactif directement au niveau de la tumeur et/ou des métastases. Les cellules cancéreuses sont alors irradiées avec une grande précision, tandis que le tissu sain environnant reste largement épargné. Pour le patient, cela se traduit par moins d'effets secondaires et une meilleure qualité de vie.

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