Thérapie par radioligands (RLT)
Une lutte ciblée contre le cancer améliore la qualité de vie
Selon les prédictions, à l'horizon de 2036, le cancer devrait devenir la première cause de décès en Europe. Le besoin de diagnostics précoces et de traitements plus efficients est donc élevé. La thérapie par radioligands s'avère très prometteuse à ce niveau. Dans ce traitement du cancer, une molécule porteuse délivre un isotope radioactif directement au niveau de la tumeur et/ou des métastases. Ensuite, les cellules cancéreuses sont attaquées avec une grande précision, tandis que le tissu sain qui les entoure reste largement épargné. Pour le patient, cela signifie moins d'effets secondaires et une meilleure qualité de vie.
Comment est-ce que ça fonctionne ?
Une substance radioactive – un radio-isotope – est injectée dans la circulation sanguine. Le radio-isotope est attaché à une molécule porteuse spécialement conçue à cet effet, qui se dirige directement vers une tumeur ou ses éventuelles métastases.
La molécule porteuse est un peu comparable à une voiture équipée d'un GPS ultra-précis équipée d'une remorque entièrement remplie. Comment fonctionne ce GPS ? Les cellules cancéreuses, par exemple dans le cancer de la prostate ; possèdent à leur surface, un plus grand nombre de protéines spécifiques que les cellules saines. Ces protéines constituent, en quelque sorte, des repères auxquels la molécule porteuse peut se fixer
Une fois fixés, les radio-isotopes se mettent à irradier les cellules cancéreuses avec précision. Les cellules cancéreuses sont ainsi endommagées et meurent, et la tumeur elle-même finit par rétrécir. Le tissu sain reste le plus possible épargné. De ce fait, le patient ressent moins d'effets secondaires, ce qui améliore sa qualité de vie.
De quoi a-t-on besoin ?
Pour développer une thérapie par radioligands, on a donc besoin de trois éléments :
- un radio-isotope pour irradier la cellule cancéreuse
- une molécule porteuse pour atteindre la cellule cancéreuse
- un chélateur – ou la « remorque » dans notre métaphore, qui relie les deux premiers éléments entre eux
Quel rôle joue le SCK CEN ?
La thérapie par radioligands peut sensiblement augmenter l'espérance et la qualité de vie des patients. La chaîne d'approvisionnement demeure néanmoins fragile et certains mécanismes biologiques qui la sous-tendent restent un mystère. Le SCK CEN veut contribuer à changer les choses à ce niveau.
Le SCK CEN renforce la lutte contre le cancer en …
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1. Faisant de la recherche préclinique
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2. Renforçant la chaîne de production
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3. En entrant en dialogue
Francis Ligot, un patient, témoigne*
Notre engagement vis-à-vis des patients, comme Francis Ligot* revêt une grande valeur. Il a suivi deux thérapies par radioligands avec du lutétium-177 : « Je souffrais d'un cancer du pancréas avec des métastases hépatiques. Quand toutes les options de traitement ont été épuisées, on m'a proposé de suivre une thérapie par radioligands. Je loue tous les efforts consentis par les centres de recherche comme le SCK CEN, qui s'investissent dans le développement de la thérapie par ligands pour pouvoir élargir l'accès à ce traitement. Le traitement n'a quasiment pas eu d'effets secondaires et par contre, il m'a fait gagner plusieurs belles années de vie supplémentaires. Car, croyez-moi, rien n'est plus précieux que la vie. »
*Francis est décédé le 27 mai 2025, plus de 12 ans après son premier diagnostic de cancer. Nous lui sommes reconnaissants d'avoir bien voulu courageusement partager son histoire avec le monde. Ceux qui ont entendu son témoignage ne peuvent qu'y repenser encore souvent – et ses paroles continuent à nous motiver.
Quels sont les autres traitements anticancéreux disponibles ?
La thérapie par radioligands n'est qu'un des six piliers potentiels de la lutte contre le cancer. Pour traiter le plus efficacement possible le cancer, ils sont tous nécessaires.
Voici les cinq autres piliers :
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La radiothérapie externe ou irradiation constitue le traitement le plus courant du cancer. Le médecin dirige l'appareil d'irradiation sur l'endroit de votre corps qui doit être irradié par des particules ou des ondes à haute énergie destinées à détruire ou à endommager les cellules cancéreuses.
Le SCK CEN jouit d'une large expertise dans l'étude des effets biologiques du rayonnement sur l'organisme.
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Pour se développer, certaines tumeurs ont besoin d'hormones. L'hormonothérapie inhibe ou bloque l'action des hormones et/ou veille à ce que notre organisme produise moins d'hormones. Ainsi, les cellules cancéreuses ne survivent pas aussi bien ou meurent.
Cette thérapie n'a pas recours aux radiations ionisantes.
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Une intervention chirurgicale ne peut vous guérir que s'il n'y a pas de métastases. Le médecin retire la tumeur et les tissus environnants. Cela augmente la probabilité que toutes les cellules cancéreuses soient éliminées. Il reste des métastases ? Dans ce cas, une intervention chirurgicale ne peut que réduire les symptômes.
Cette thérapie n'a pas recours aux radiations ionisantes.
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L'immunothérapie est un traitement médicamenteux, qui aide le système immunitaire naturel à reconnaître et à détruire les cellules cancéreuses. Ce traitement n'agit pas directement sur la tumeur, comme la chimiothérapie, mais il aide l'organisme à éliminer lui-même les cellules cancéreuses.
Cette thérapie n'a pas recours aux radiations ionisantes.
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La chimiothérapie est un traitement médicamenteux, qui tue les cellules cancéreuses ou inhibe la division cellulaire. Les médicaments se propagent dans l'organisme par le sang et peuvent ainsi atteindre presque tous les endroits affectés par des cellules cancéreuses.
Cette thérapie n'a pas recours aux radiations ionisantes.