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Étape majeure au BR3 : les derniers blocs de béton du bioshield évacués

Une première belge comme référence pour la libération conditionnelle

De la modélisation en 2020 aux gros travaux de découpe depuis 2022 pour finir par le dernier transport la semaine dernière : les derniers blocs de béton du bioshield du BR3, qui pouvaient être évacués selon les principes de la libération conditionnelle, ont été déversés dans une décharge conventionnelle. « Une étape symbolique dans le démantèlement du BR3. Elle marque la fin d'un processus complexe entamé il y a plusieurs années et sert de guide pour les futurs projets de démantèlement », a déclaré Jérôme Dadoumont.

Transport van 2 blokken van de bioshield op een truck

Éviter les déchets

Retour en 2020. Cette année-là, nous avons cartographié le bioshield du BR3. Toute cuve de réacteur à eau pressurisée est entourée de béton armé. Cette paroi de béton - appelée bouclier biologique (ou bioshield) - sert à retenir les radiations. Le bouclier du réacteur à eau pressurisée BR3 démantelé mesurait 15 mètres de haut pour 1,20 mètre d'épaisseur. Cela représente près de 2.200 tonnes.

« Dans tout projet de démantèlement, une règle d'or s'applique : minimiser la quantité de déchets radioactifs et conventionnels de manière économique », explique Jérôme Dadoumont, expert en démantèlement au SCK CEN.

Déclassement et évacuation finale

Aussitôt dit, aussitôt fait. La phase de découpe a démarré en 2022. Le béton a été gratté, piqué ou scié par couches. Chaque couche a reçu une destination optimale. La destination finale la plus intéressante ? La décharge de catégorie 1 pour les déchets industriels, où environ 1.000 tonnes de béton ont été déversées. « Comme les radionucléides résiduels perdent leur radioactivité relativement rapidement, l'évacuation dans une décharge conventionnelle est le choix le plus optimal et le plus responsable d'un point de vue éthique », souligne Jérôme Dadoumont.

L'infographie montre la différence d'approche entre la libération conditionnelle et la méthode traditionnelle de déclassement

Réutilisation et économies

Les 1.000 tonnes du bioshield du BR3 ont été évacuées avec une extrême prudence. Les 1.200 tonnes de béton armé restantes ont été libérées et seront recyclées lors de la démolition du bâtiment, comme c'est habituellement le cas dans les travaux routiers de démolition et de construction conventionnels. Il ne reste donc plus aucun déchet radioactif, sous quelque forme que ce soit.

« Si nous avions traité les matériaux de la manière habituelle, une grande partie aurait fini dans un dépôt de surface pour déchets radioactifs. Cela équivaut à 200 à 300 monolithes. Outre le choix éthique, le processus de libération conditionnelle offre également un allègement financier important », précise Jérôme.

Cette opération a nécessité des inspections approfondies, des études d'impact minutieuses et les permis nécessaires. Ce processus a exigé beaucoup de dévouement et une planification méticuleuse. Le projet de démantèlement du BR3 se poursuit, bien entendu, et avec cette étape importante derrière nous, nos experts abordent les prochaines étapes du démantèlement avec confiance et détermination.

Aan de linkerkant de afbraak van bioshield, in het midden big max van materiaal en aan de rechterkant truck met vrijgegeven materiaal die site verlaat.

Des réponses économiques pour l’avenir

L’évacuation du bioshield n’est pas seulement un jalon important pour l’équipe du SCK CEN, elle représente aussi une opportunité pour les propriétaires d’installations à démanteler. « Les connaissances acquises nous prouvent qu'il ne faut pas traiter des matériaux presque propres comme des déchets radioactifs. C'est une information très précieuse, surtout quand on sait que le bouclier biologique des centrales nucléaires commerciales constitue la plus grande partie des déchets radioactifs de courte durée de vie et de faible et moyenne activité. »

Outre les leçons pratiques sur la réduction des déchets, notre savoir-faire peut également contribuer à la conception de nouveaux réacteurs. Les connaissances et l'expérience que nous acquérons aujourd'hui pourront être utilisées à l'avenir pour démanteler les installations de manière plus économique et plus efficace.

Vous avez des questions ou vous souhaitez savoir comment le cas de notre BR3 peut renforcer votre projet de démantèlement ?
Contactez Guido Mulier, Business Developer en démantèlement au SCK CEN. 

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