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Exploitation sûre

Sous stricte surveillance

L'ère atomique commence en décembre 1939, lorsque deux physiciens allemands, Otto Hahn et son assistant Fritz Strassmann, ont pour la première fois divisé un atome d'uranium . Trois ans plus tard, les scientifiques ont réalisé une réaction en chaîne. Depuis cette découverte, une science relativement jeune s'est développée à un rythme effréné. La Belgique a été l'un des premiers pays à travaillé au développement de l'énergie nucléaire. En 1961, le BR3 (réacteur belge 3) est mis en service à Mol pour la production d'électricité. Dans les années 70 et 80, un parc nucléaire de production commerciale est lancé en Belgique avec Doel et Tihange. Environ 120 réacteurs nucléaires sont actuellement opérationnels en Europe.

SCK CEN - Veilige uitbating (2019)

Expert en processus de vieillissement

Plusieurs pays européens ont décidé de prolonger l'exploitation des centrales nucléaires. Leur sûreté est une priorité. Au fil du temps, les matériaux de structure  peuvent s’altérer en raison du rayonnement radioactif. Il est important d'étudier et de prédire  avec précision ce changement.

Depuis sa création, le SCK CEN s'est concentré sur l'étude du combustible  et des matériaux irradiés. Grâce à ces études, le centre de recherche a accumulé de précieuses connaissances sur le vieillissement des matériaux. Les exploitants nationaux et étrangers recourent au SCK CEN comme conseiller dans leurs programmes de surveillance.

Irradier et casser

La matière fissile et les matériaux sont soumis à un rayonnement intense afin d’en  analyser les processus de détérioration et de vieillissement. Pourquoi le SCK CEN étudie-t-il ces processus de vieillissement ? C’est parce qu’ils sont déterminants dans  la durée de vie d'un réacteur nucléaire.

  • SCK CEN - Veilige uitbating (2019)

    Irradier

    Le réacteur de recherche BR2 du SCK CEN joue un rôle important dans la recherche sur les matériaux. Dans le BR2, toutes sortes d'échantillons de combustible et de matériaux de structure sont en effet irradiés à la fois pour les centrales nucléaires actuelles mais aussi pour les concepts des réacteurs de demain. Grâce à la forte intensité du rayonnement neutronique dans le BR2, les chercheurs du SCK CEN peuvent prédire avec précision le comportement (futur) des matériaux dans un réacteur nucléaire.

  • SCK CEN - Veilige uitbating (2019)

    Casser

    Le SCK CEN analyse les processus de détérioration et de vieillissement des matériaux à l'aide d'instruments de recherche mécaniques, chimiques et microstructurels. Un exemple est le test Charpy V-notch, un test international dans lequel les chercheurs cassent des échantillons avec un marteau lourd pour contrôler la résistance à la rupture de l'acier de la cuve.

Le BR2 : une cuve (de réacteur) pleine de connaissances

Ces irradiations sont réalisées  dans le réacteur de recherche belge BR2  et le laboratoire de haute et moyenne activité (LHMA). Le BR2 est un réacteur d'essai de matériaux. Depuis sa création en 1962, il a été l'un des réacteurs de recherche les plus performants  au monde. En testant les matières fissiles et les matériaux, le BR2 contribue à garantir la sûreté des installations nucléaires actuelles et futures. Dans le réacteur de recherche BR2, le SCK CEN irradie d'abord les matériaux, puis, le LHMA analyse les détériorations et les processus de vieillissement. Ces résultats d'essai constituent la base pour prédire avec précision la durée de vie des réacteurs nucléaires. En outre, le BR2 est un outil important pour la production de radio-isotopes et le dopage de silicium.

SCK CEN - Veilige uitbating (2019)

Tests de matériaux

Vous pouvez compter sur le SCK CEN pour les analyses métallurgiques, les tests mécaniques et les analyses de matériaux pour les matières radioactives. L'équipe d'experts fournit des résultats précis basés sur une analyse approfondie et inclut  les exigences de qualité de l'industrie comme aucune autre.

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SCK CEN - Veilige uitbating (2019)

Même si le risque est faible, qu'en est-il en cas d'accident nucléaire ?

Le secteur nucléaire est soumis à des règles et procédures de sûreté strictes. Le risque d'accident nucléaire grave est donc très faible, mais pas inexistant. Le risque zéro n’existe pas.  En cas d'accident nucléaire, la radioactivité peut être libérée  dans l'air, dans l'eau ou dans le sol. En cas d'accident nucléaire, le SCK CEN envoie des équipes de spécialistes  sur place pour effectuer des mesures sur le terrain. Les conditions météorologiques ont une influence sur les effets radiologiques : p. ex., la direction du vent influence le niveau de contamination des zones touchées . Le SCK CEN a développé des modèles atmosphériques permettant de  cartographier,  calculer et prédire les niveaux de contamination. Ces résultats aident le gouvernement à prendre les mesures qui s’imposent.
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