Le Printemps des Sciences

2019-03-26

Trente-deux étudiants de troisième année en bio-ingénierie à l’Université de Namur ont visité le Centre d’Étude de l’Énergie Nucléaire (SCK•CEN). « Nous les immergeons dans l’univers fascinant de la science et de la technologie nucléaires. Avec nos recherches dans le domaine spatial, nous les avons fait prendre de la hauteur, mais ils ont aussi plongé à 225 mètres de profondeur dans notre laboratoire de recherche HADES », fait remarquer Sarah Baatout (SCK•CEN), chercheuse et guide du jour. La visite s’inscrit dans le cadre du « Printemps des Sciences », une initiative des universités francophones de Belgique.

Du 25 au 31 mars se tient une nouvelle édition du « Printemps des Sciences ». Le « Printemps des Sciences » est une initiative de toutes les universités francophones de Belgique, lesquelles veulent rapprocher la science du grand public. Une semaine durant vont se succéder une foule d’expositions passionnantes, des visites de laboratoires, des conférences et des ateliers pour les curieux et passionnés de science, les écoles et les familles. Cette édition est placée sous le signe de « l’Élémentaire ». « Tout ce qui nous entoure se compose d’une petite centaine d’éléments : l’oxygène que nous respirons, le calcium dans nos os, … sans oublier l’univers. Une thématique qui sert nos intentions à la perfection ! C’est pourquoi nous avons également décidé de prendre part à cette semaine scientifique très intéressante en organisant un « Space Day » pour les étudiants de troisième année en bio-ingénieur de l’UNamur », explique la chercheuse Sarah Baatout. « Avec un programme particulièrement exhaustif. »

Programme particulièrement exhaustif

Figurent notamment au programme : dosimétrie spatiale, animaux dans l’espace, travaux pratiques sur la spiruline et conférences sur l’exploration spatiale et les systèmes indispensables à la vie. « Nous planchons par exemple sur un système vital qui doit rendre possible les vols spatiaux habités à destination de Mars. Les équipages seront en mesure de produire eux-mêmes de l’eau potable, des aliments et de l’oxygène en régénérant leurs déchets. L’urine d’aujourd'hui constitue donc le café de demain, mais le café d'hier est aussi celui d’aujourd’hui. De fait, l’eau dans la capsule spatiale est recyclée un nombre incalculable de fois », ajoute la chercheuse Natalie Leys. Évidemment, ce « café » ne se transforme pas du jour au lendemain. « L’eau passe par de très nombreuses étapes dans le processus de recyclage. » Dans la foulée de ces séances des plus intéressantes, les étudiants de l’UNamur ont visité le laboratoire de recherche souterrain HADES. La visite a particulièrement plu aux étudiants de l’UNamur. « Découverte inspirante au cœur de la Terre et de l'espace », nous clament-ils.