Réaction aux résultats de l’étude de l’ISP/WIV

 Le SCK•CEN souhaite réagir aux résultats de l’étude de l’ISP/WIV parus aujourd’hui dans la presse.

  « La légère augmentation de cas de cancer de la thyroïde constatée localement (non significative sur le plan statistique) et qui est pointée dans cette étude n’a rien d’exceptionnel. Dans environ 20% des communes belges, le taux d’apparition du cancer de la thyroïde est bien plus élevé que la moyenne régionale et dans environ 20%, bien plus basse. Il est donc évident qu’il existe des variations locales importantes et ce indépendamment de la présence ou non d’activités nucléaires. En moyenne, le taux d’apparition du cancer de la thyroïde en Flandre (et donc également dans les alentours du site nucléaire de Mol-Dessel) est environ deux fois inférieur à celui de la région bruxelloise ou de la région wallonne. En ce qui concerne plus particulièrement les émissions nucléaires du SCK•CEN, celles-ci sont minimes et même insignifiantes. Annuellement, les doses enregistrées sont des milliers de fois plus faibles que la somme des rayonnements naturels et médicaux auxquels le Belge est exposé », explique Luc Holmstock, médecin spécialisé en radioprotection au SCK•CEN et professeur extraordinaire en formation interuniversitaire de radioprotection.

 Les auteurs de l’étude ont émis des hypothèses pour étudier l’influence de ces émissions sur une éventuelle augmentation des cas de cancer de la thyroïde. À cet égard, ils ont utilisé des valeurs d’émissions plus élevées que les émissions réelles produites par le SCK•CEN. Les émissions réelles sont en effet plus d’un million de fois inférieures.