Une montgolfière expérimentale s’envole du SCK•CEN

Une montgolfière expérimentale s’envole du SCK•CEN

Il y a quelques mois, les chercheurs du Centre d’Etude de l’Energie Nucléaire reçoivent une question quelque peu inattendue de deux élèves de rhéto : acceptent-ils de leur prêter des dosimètres pour une expérience avec une montgolfière ? Parce que la curiosité fait partie intégrante de sa nature et parce que le Centre encourage toujours les jeunes avides de découvrir le monde merveilleux de la science, le SCK•CEN a immédiatement répondu à l’appel.

Bas van Beusekom et Maxime Vandenbosch, étudiants en rhéto de l’Athenée royale de Tervuren, avaient choisi l’avant-dernier jour de l’année scolaire pour passer leur travail de fin d’études. Un projet quelque peu particulier : l’envoi d’une montgolfière chargée d’appareils de mesure dans la stratosphère.

« Nous avons choisi l’option Sciences-Math parce que nous aimons pouvoir explorer seuls des domaines grâce à des expériences et ainsi, apprendre de nouvelles choses », expliquent les deux étudiants. « Cette année, on nous a demandé de mener un projet de recherche en lien avec une thématique scientifique étudiée en classe. Il fallait donc imaginer une expérience. Nous avons toujours été fascinés par l’espace et l’infini. Nous avions appris énormément de choses sur l’espace dans notre cours de géographie, ce qui nous a convaincus de choisir ce sujet. Nous voulions étudier les différences élémentaires qui existent entre la terre et la stratosphère. »

Lors d’une visite d’école au Centre d’Etude de l’Energie Nucléaire, l’idée nait d’étudier également le rayonnement cosmique. Le SCK•CEN prête alors aux étudiants des dosimètres très sensibles qui sont notamment utilisés dans l’espace, à bord de la station ISS. Durant le vol en montgolfière, les appareils de mesure grimperont à quelque 30 kilomètres de hauteur, permettant à Bas et Maxime de mener toute une série d’observations. 

« Nous voulons étudier trois aspects de la stratosphère. D’abord, nous examinerons tous les éléments perceptibles: à quelle hauteur l’obscurité se fait-elle ; quand la lumière bleue autour du globe devient-elle visible, à quelle hauteur la terre obtient-elle sa forme convexe et avec quelle vitesse l’obscurité tombe-t-elle. Nous voulons également comparer la quantité de rayonnement par rapport à ici, sur terre. Est-ce que le niveau de rayonnement est plus faible ou plus élevé ? Pourquoi y a-t-il une différence ? Enfin, nous aimerions savoir si on peut obtenir plus d’énergie solaire dans la stratosphère que sur la terre. Peut-être sera-t-il avantageux dans le futur de générer d’avantage d’énergie solaire à plus haute altitude. »

La première tentative menée près de leur école de Tervuren a dû être annulée car le vent aurait poussé la montgolfière vers l’aéroport de Zaventem. Le 29 juin dernier, les étudiants ont donc retenté l’expérience aux abords du SCK•CEN à Mol. Avec un peu de retard – la montgolfière exigeait plus d’hélium qu’escompté ! – le ballon s’est envolé pour se perdre rapidement dans le bleu du ciel. Un véritable soulagement après des mois de préparations et des heures de stress. Restait encore un peu de travail pour rédiger leur rapport, mais les deux étudiants ont bien décroché leur lune : le fameux diplôme de fin d’année.

students with weather balloon